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Autumn in Blenheim

The path curves so slightly to the left
overshadowed by still branches, and behind
the enormous bridge, dark wings lift above the trees.

The birds are leaving now as the first leaves fall.
Late afternoon sun makes warmth more precious.
From the arch of light beneath the bridge
sunlight bathes her face.

We remember rain all summer,
the grey procession of days, only the brief
flame of roses to ignite the eye.

By the lake we lie so close to the swans
moving in silhouette, in the misted distance
a man calls his dog, his voice insistent
calling in silence.

A man and a woman are walking above
and like the swans are silhouettes.
The migrant birds are crowding above them
while our son is suckling beside me
his mother's face crossed by light.

Inside I am drinking clear water,
thirst quenched, first drop to last,
limbs stretched, holding the warm sun,
watching the geese turn south.

  -- David Whyte
      from Where Many Rivers Meet
      ©1990 Many Rivers Press

Automne à Blenheim

Le chemin s'arrondit si légèrement vers la gauche
ombragé par les branches immobiles, et derrière
l'énorme pont, des ailes sombres s'élèvent au dessus des arbres.

Les oiseaux partent en ce moment où les premières feuilles tombent.
Le soleil de fin d'après midi rend la chaleur plus précieuse.
Depuis l'arche de lumière de sous le pont
les rayons du soleil baignent son visage.

On se rappelle la pluie tout cet été,
la grise procession des jours, et seulement la brève
flamme des roses pour allumer l'oeil.

Auprès du lac, nous sommes allongés si proches des cygnes
leur silhouette mouvante, dans le lointain embrumé
un homme appelle son chien, sa voix insistante,
appel en silence.

Un homme et une femme marchent au dessus
et comme les cygnes, sont des silhouettes.
Les oiseaux migrateurs se rassemblent au-dessus d'eux
pendant que notre fils tète à côté de moi
le visage de sa mère traversé de lumière.

En moi, je bois de l'eau claire,
soif apaisée, de la première goutte à la dernière,
membres étalés, embrassant le soleil chaud,
regardant les oies s'orienter vers le sud.

-- David Whyte

 

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